Recyclage, upcycling et deadstock fabric : quelles différences ?
2020-10-27

Recyclage, upcycling et deadstock fabric : quelles différences ?

Chaque année, 80 milliards de vêtements sont vendus dans le monde*. Imaginez la quantité de matière nécessaire pour créer autant d’habits. Les matières naturelles comme le coton doivent être cultivées massivement, utilisant de larges quantités de ressources comme l’eau et réquisitionnant de nombreuses terres agricoles. Celles synthétiques, comme le polyester, peuvent provenir du pétrole, obtenu en exploitant et détruisant des écosystèmes. 

Même en prenant en compte les vêtements qui contiennent des matières responsables (qui ne représentent qu’une part infime des produits de l’industrie) comme le coton bio, le chanvre ou la laine éthique, la consommation massive d’habits fait que l’impact de leur production sur la planète et ses habitants ne cesse de croître. The Alleah explore ici trois solutions qui permettent d’éviter de produire plus de matières tout en créant de nouveaux vêtements.

Le recyclage

Credits : Stella McCartney

Le recyclage est une pratique connue de tous, bien au delà des frontières de la mode. Concrètement, une matière recyclée provient d’un ou plusieurs matériaux usés, qui ont été modifiés par un procédé chimique pour former une nouvelle matière. On peut prendre l’exemple de l’ECONYL®, ce tissu utilisé par de nombreuses marques responsables pour leurs maillots de bains ou leur ligne de vêtements de sport. Cette matière provient de déchets en nylon comme les filets de pêche. Stella McCartney avait par exemple lancé une gamme de cabas en toile recyclée.

L’upcycling

Credits : Resap Paris

L’upcycling est une pratique légèrement différente : il s’agit ici de ré-utiliser un matériau et de le modifier pour l’améliorer, mais son origine peut rester visible dans le design final. De nombreuses marques de vêtements et de bijoux utilisent cette méthode, dont certaines ont défilé à la Fashion Week de Paris au début du mois.

Les « Deadstock fabric » (ou fin de rouleau)

Credits : Maison Cléo

Les marques qui sourcent leur tissus dans les deadtsock fabrics -littéralement « tissu de stock mort » en français, se rendent dans des manufactures, des locaux de grandes marques ou parfois même des stations de tri pour récupérer des tissus neufs qui ne vont pas être utilisés et donc jetés. Elles sauvent ainsi ces matières du gaspillage et gèrent leur production en fonction de la quantité de tissu récupérée. En France, les sublimes marques MaisonCléo et Excess Only utilisent cette méthode.

Comme vous le voyez, il existe de multiples façons de réduire l’impact de l’industrie de la mode. Vous pouvez également investir dans des créations de seconde main, fouiller dans vos placards à la recherche de trésors oubliés et vous renseigner sur le concept de la mode circulaire. Tout est bon pour améliorer ses pratiques, et à chacun son rythme !

* Dana Thomas, Fashionopolis – Le vrai prix de la mode et ce qui peut la sauver

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