Qu’est-ce que la pollution numérique et comment y remédier ?
2021-04-29

Qu’est-ce que la pollution numérique et comment y remédier ?

Les mails, les vidéos en streaming, les clouds et stockages de données, ces éléments contribuent massivement à la pollution numérique. Pollution qui n’est pas seulement virtuelle et invisible. Au contraire, elle émet bien plus de CO2 qu’on ne le pense et pollue d’ailleurs autant voir plus que certains pays. Bref, une menace invisible que l’on peut encore contrer avec les bons gestes.

La pollution numérique : qu’est-ce que c’est ?

C’est une pollution engendrée par la technologie de l’information et de la communication et qui, par conséquent, impacte directement l’environnement. C’est un peu comme une pollution invisible qui se cache derrière la façade des réseaux sociaux, du streaming ou encore du stockage de données présents sur nos outils numériques.

Il faut savoir que tous ces outils-là consomment beaucoup. Ainsi, si l’on doit comparer, on peut dire que la pollution numérique est pire que la pollution émise par le trafic aérien. Et oui, le numérique dans le monde, c’est 1,5 fois la consommation d’énergie du transport dans les airs. Donc ça fait beaucoup.

Qu’est-ce qu’il pollue le plus dans ce domaine numérique ?

Pour commencer, les mails ont un grand impact au niveau de la pollution et sont très énergivores.

1 mail envoyé = 20 grammes de CO2 émis

1 mail stocké = 10 grammes de CO2 émis

1 recherche sur internet = 5 grammes de CO2 émis

On ne se rend pas compte, mais chaque action effectuée sur un ordinateur pollue beaucoup. En effet, envoyer un mail avec une pièce jointe c’est comme si on laissait une ampoule allumée pendant 1 heure entière. Si on prend l’exemple d’un salarié dans une boite et qu’il envoie plus de 30 mails par jour, vous pouvez faire le calcul vous-même, ça fait beaucoup.

Et ce n’est pas tout, en plus des moteurs de recherche, d’internet lui-même et des boîtes mails, il y a également le streaming. Ah le streaming, cette merveilleuse invention qui permet d’avoir accès à des milliers de vidéos à la demande. Des milliers de vidéos… donc des milliers de données qui doivent être stockées. Selon une étude de The Shift Project, la vidéo en ligne génère a elle seule 60% des flux de données mondiaux et émet 300 millions de tonnes de CO2 par an… Soit autant que l’Espagne.

Pour donner un ordre d’idée, si internet était un pays, il serait le 3ème consommateur mondial d’électricité derrière les États-Unis et la Chine.

La fabrication : un fléau avant même l’utilisation

Et oui, avant même d’utiliser différents objets technologiques comme les téléphones, les ordinateurs ou encore les postes télévisés, il faut bien les fabriquer. Pour cela, il faut extraire des matières premières qui proviennent d’un peu partout dans le monde (bonjour l’émission de CO2 qu’il faut pour le transport), les assembler dans un pays (en l’occurrence, c’est très souvent la Chine), puis les redistribuer dans d’autres pays pour la revente. Bref, une catastrophe écologique rien que dans la production puis dans la vente des différents objets numériques.

Mais c’est pas fini ! Selon Greenpeace, une télévision c’est :

  • 2,5 tonnes de matière première nécessaires pour sa fabrication
  • 350 kg de CO2 produits
  • émet autant de CO2 qu’un aller-retour Paris-Nice

Sachant que quasiment tout le monde a, aujourd’hui, au moins un poste de télévision chez soi et que nous sommes 7,8 milliards d’être-humain sur cette planète, cela génère énormément de pollution.

Comment y remédier ?

Malheureusement, de nos jours, les technologies sont tellement devenues indispensables à notre quotidien qu’il est difficile de s’en passer. Et c’est pourtant ce qui sauverait le plus rapidement notre planète.

Il y a heureusement quelques petites solutions qui, mises bout-à-bout et si elles sont faites par tout le monde, pourront alléger cet impact néfaste pour notre environnement qu’est la pollution numérique.

Pour y remédier donc, on peut diminuer notre temps d’écran, éviter un usage trop extrême du stockage des données lorsque ce dernier n’est pas nécessaire, ou encore contrôler le poids des vidéos conservées.

D’autre part, pour pallier ce problème, on peut compenser l’impact d’internet avec plusieurs moteurs de recherches « eco-friendly » comme Ecosia ou encore Lilo.

Par ailleurs, n’hésitez pas à supprimer régulièrement les mails qui ne vous sont plus utiles et qui prennent de la place et du stockage pour rien. Aussi, lorsque ce n’est pas nécessaire, n’envoyez pas de mails à tout va !

Bref, n’oublions pas que le destin de notre planète est encore entre nos mains et que tout est encore possible par de petits gestes qui nous sont accessibles !

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