Losanje ou comment démocratiser la seconde main ?

Losanje ou comment démocratiser la seconde main ?

Si la mode éco-responsable est synonyme d’intemporalité, elle sait aussi se réinventer; guidée par le désir d’un monde plus juste, plus équitable et plus beau, elle fait naître des projets qui n’imposent pas leurs désirs aux nouveaux consommateurs, mais y répondent. C’est le cas de la marque de seconde main et d’upycling Losanje, repoussant les limites de l’accessibilité.  

Si vous scrollez les articles de The Alleah, vous le savez pertinemment : consommer  de la fast fashion (Zara, H’&M, Primark…) détruit la planète et entache sérieusement les droits de l’homme. En cause ? Leur modèle économique incitant l’achat rapide et peu coûteux. Un modèle de consommation aujourd’hui plus qu’installé au sein de nos sociétés, qui a pour avantage d’habiller tout le monde à moindre prix, palliant un pouvoir d’achat de plus en plus faible, voire inexistant dans certains pays. 

Pour changer ce modèle accentué par l’immobilité politique, force est de constater que c’est à nous que revient la tâche difficile d’accroître le mouvement de la slow fashion et de faire bouger les lignes. Depuis quelques années d’ailleurs, l’engagement est fort : les marques éco-responsables se multiplient, les bureaux RSE se mobilisent et les citoyennes et citoyens regardent de plus près leurs étiquettes.

Un problème demeure néanmoins : celui de l’accessibilité économique générale à la mode engagée. Si les employés sont mieux payés, les matières premières mieux sourcées et les usines souvent relocalisées, cela a un prix. Et lorsque le budget est limité, il reste difficile de passer de l’achat d’un pull à 19,99€ à un pull en laine certifiée à 3 chiffres. Alors, quelles solutions s’offrent à nous ? Les plus converti.e.s connaissent déjà la réponse : la seconde main. Mais là encore, cette pratique se heurte à quelques clichés limitant sa pratique : celui du style et celui du vêtement déjà porté. Plusieurs problèmes que Simon, Paul, Mathieu, Marie-Ève et Alexandra, basés à Nevers, entendent bien éradiquer à travers leur marque de seconde main et d’upcyling mixte : Losanje.

La seconde main comme vecteur d’accessibilité 

Pour Losanje, l’idée de la seconde main répond surtout à un impératif d’accessibilité. Pour s’étendre, la mode responsable doit s’adapter à tous les budgets. La seconde main offre cet avantage puisque le vêtement a déjà été produit. Les prix sont donc moins élevés et les collections s’inscrivent dans une dimension environnementale majeure : “on ne produit rien et l’objectif est de ne jamais rien produire”, nous confie Simon, co-fondateur de la marque. 

L’accessibilité se retrouve aussi dans le choix des pièces de Losanje : “Beaucoup de personnes ne se retrouvent pas dans la “fripe” classique. Le style est souvent marqué et très vintage. Lorsque je me suis orienté vers la seconde main pour des raisons éthiques, je ne trouvais pas de pièce correspondant à mon style plus classique”. C’est la raison pour laquelle la marque sélectionne des pièces intemporelles ne s’inscrivant dans aucune tendance éphémère. “L’idée est d’amener de nouvelles personnes à consommer responsable. En cassant les barrières psychologiques qui bloquent l’achat de seconde main. C’est pour cela que nous nous considérons comme une marque et non comme une plateforme.”

Pour Simon, l’accessibilité va au-delà du prix, mais aussi au-delà du genre. Puisque trois des co-fondateurs sont des hommes, l’idée derrière Losanje était également d’ouvrir la seconde main à un marché plus masculin. Laissant ainsi la possibilité aux personnes non genrées de pouvoir s’adapter et d’aller piocher des pièces dans les deux vestiaires.

La revalorisation du vêtement à travers l’upcyling

“Accesibilité-prix-style” sont les trois mots clefs de la marque Losanje et s’appliquent également à leur ligne d’upcycling. Depuis la naissance du projet en 2019, l’envie de s’associer avec des artisans pour revaloriser le vêtement est prédominante et s’est concrétisée ces derniers mois à travers leur première collaboration avec un designeuse textile. “Pour cette collection capsule nommée “Losanje Arboretum », nous l’avons vraiment laissé penser et réinventer les vêtements Losanje”. En découle donc une ligne de t-shirts au twist artistique discret, permettant une facilité d’appropriation pour tous les genres. 

Un engagement transparent

Les petites marques engagées, bien que bénéficiant d’une meilleure publicité grâce à la prise de conscience généralisée que nous a offert 2020, restent en construction et doivent encore faire certains compromis. L’un des plus courants est celui qu’ils doivent faire sur leur packaging. Les solutions responsables sont encore très élevées et peu accessibles aux petites marques et à leurs consommateurs. Aussi, pour rester fidèle à leur philosophie d’accessibilité, Losanje privilégie un envoi qui ne coûtera pas la moitié de son vêtement à son client. Cela bien-sûr en attendant une baisse de prix des solutions éco-responsables : “la mode de demain serait une mode dans laquelle chaque personne porterait attention à chaque geste et ses conséquences sur l’humain et la planète”

Pour découvrir la marque Losanje et leur dernière collection capsule, rendez-vous sur leur site ou leur compte Instagram.

Crédit photo : The Alleah – Modèle : Mathilde Clauzet

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