L’or recyclé c’est quoi ?
2021-05-01

L’or recyclé c’est quoi ?

L’or représente le glamour dans l’imaginaire collectif. On pense notamment à Audrey Hepburn rêvant de bijoux Tiffany dans Breakfast at Tiffany’s. Mais derrière cette apparence reluisante se cache un désastre écologique. L’orpaillage est hautement néfaste pour l’environnement et le label Fairmined comporte ses limites. L’or recyclé représente alors la solution la plus éthique.

L’orpaillage désigne l’extraction des paillettes d’or présentes dans le sable de certains cours d’eaux ou dans les dépôts qu’ils charrient. Ce procédé est davantage réalisé dans certaines zones du globe. Selon WWF la production mondiale d’or se concentre en Équateur, au Pérou, en Bolivie, en Guyane, et dans le bassin amazonien. L’ONG précise que l’extraction informelle ou illégale est majoritaire en Amazonie. Et ses conséquences environnementales sont catastrophiques. Afin de séparer l’or du minerai, ce n’est ni plus ni moins du mercure (ou du cyanure) qui est utilisé. Puits d’orpaillage abandonnés sur place, forêts et rivières souillées par le mercure, et santé des populations menacée sont donc engendrés par l’orpaillage illégal. Et les acteurs français de l’industrie du bijou n’ont pas réellement la capacité de connaître l’origine de l’or qu’on leur fournit, toujours selon WWF. Sur le site du Ministère français des Armées, on constate que de nombreuses opérations ont été menées contre l’orpaillage illégal. Entre autres les opérations Harpie, Oncilla, Pione, Awara, Atula… Mais il est toujours d’actualité.

La certification Fairmined et ses limites

À l’origine de la certification Fairmined, il y a l’Alliance pour une mine responsable. Harbi Guerrero, membre du conseil de l’alliance, indique que cette certification est une opportunité pour les mineurs « de faire partie des chaînes d’approvisionnement responsables et sans conflit ». L’initiative s’inscrit alors dans une démarche éthique. Mais elle repose uniquement sur la volonté des acteurs miniers, et les chiffres de l’or éthique restent moindre par rapport à la quantité globale d’or produit. En 2018, ce sont par exemple 3 300 tonnes d’or qui ont été produites dans le monde selon Statista, quand l’Alliance affirme que la même année 361 kg d’or certifié Fairmined ont été vendu sur le marché. Au delà de son impact concret, il y a bien sûr des conditions à respecter pour être labellisé Fairmined : des emplois stables pour les mineurs, pas de travail des enfants, un impact minimal sur l’environnement, la protection des eaux… Mais nous ne pouvons pas vraiment savoir comment tous ces éléments sont vérifiés et quantifiés par l’Alliance.

L’or recyclé comme solution

L’or recyclé offre la certitude de faire un achat éthique, dans le respect de la nature et des humains. Il ne nécessite pas d’orpaillage du tout et préserve donc l’environnement. Cela suit le principe d’upcycling, faire du neuf avec du vieux. Il suffit donc de fondre l’or afin de lui donner sa nouvelle forme, ce qui peut être fait à l’infini. Car l’or conserve toutes ses propriétés après avoir été recyclé, au même titre que les autres métaux précieux. Sa couleur par exemple ne changera pas. Bien sûr, il ne peut être fondu que par un fondeur professionnel. Cet or peut être issu d’anciens bijoux, d’objets, mais aussi d’éléments électroniques (les scraps). Il est bien sûr préférable de le sertir d’un diamant recyclé ou éthique, car voilà encore une industrie peu tendre avec l’environnement… Mais on vous réserve une autre enquête sur le sujet.

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