Le diamant éthique et recyclé
2021-05-02

Le diamant éthique et recyclé

Le luxe conscient tend à se démocratiser. Après avoir évoqué l’or recyclé, nous abordons aujourd’hui le diamant éthique et lui aussi recyclé. Les sociétés minières de diamants ne sont pas réputées pour leur éthique. Dégradation des sols et de la qualité de vie des habitants sont notamment courantes. Il existe cependant des alternatives au diamant naturel et industriel comme le diamant de synthèse ou recyclé. 

Le diamant résulte de la cristallisation du carbone. Il existe différents types de mines où s’en procurer. Les mines à ciel ouvert et sous terre. Il est d’abord nécessaire de creuser dans les profondeurs de la terre. Des explosifs sont fréquemment utilisés pour y parvenir. Des cours d’eau sont également parfois détournés pour l’extraction des alluvions afin de les mettre à sec sur une zone déterminée. De tels procédés sont catastrophiques pour l’environnement et la biodiversité, et les conséquences sont à double tranchant.

La production mondiale est par ailleurs principalement effectuée en Afrique. En Guinée, le gouvernement est obligé de procéder à la restauration du couvert végétal tant la végétation a été dégradée par les sociétés minières selon Guinée News. Les fleuves sont également touchés alors que certains vivent de la pêche. L’ensablement dû aux résidus de lavage est en partie fautif. Au Congo, et plus précisément à Mbujimayi, la population ne possède ni routes, ni eau potable. Deux sociétés minières sont implantées dans cette région. Les forêts et animaux y disparaissent pendant que la population ne profite pas des revenus engendrés par celles-ci et subit la disette d’après Courrier International.

Le diamant éthique

Certains définissent le diamant éthique selon sa provenance. La mine de Diavik au Canada serait notamment engagée. Elle favoriserait entre autres l’insertion professionnelle des autochtones et serait sous surveillance socioéconomique. L’entreprise Diavik aurait par ailleurs fait partie des meilleurs employeurs du pays pas moins de 4 fois selon le site des Ressources naturelles du Canada. Un accord conclu en 2000 est également censé garantir la protection et la restauration de l’environnement par l’entreprise, en autorisant sa surveillance. Mais rares se font ce type de mines. La marque Or du Monde affirme d’ailleurs que seulement 0,1% des diamants mondiaux correspondent à leurs critères de provenance et de qualité.

Il existe également des diamants dits éthiques pour leur méthode de production. C’est le cas du diamant de synthèse. Un diamant produit en laboratoire. Les terres, les cours d’eau, et les populations sont indemnes face à cette production. Ils n’ont en tous cas pas à être creusés, détournés, ou affamés pour cette pierre précieuse. Mais il comporte ses limites. Sa production nécessite beaucoup d’énergie, la plupart du temps fossile. Elles ne sont pas vraiment contrôlées non plus.

Le diamant recyclé

Le recyclage du diamant représente alors la solution la plus responsable. Nul besoin d’extraire ou de produire synthétiquement avec cette alternative. Elle évite en outre l’épuisement des ressources diamantaires. Un rapport de McKinsey & Company estime de plus que d’ici 2025, un tiers de l’approvisionnement se fera en diamant recyclé. L’avenir de la pierre précieuse est sans doute entre les mains du recyclage.

Il est par ailleurs très solide, s’abîme peu, et peut être remis en état. Une rayure ne peut être causée que par un autre diamant. Ne dit-on pas d’ailleurs qu’ils sont éternels ? Le diamant « de seconde main » n’a donc rien à envier au diamant industriel. Ce n’est d’ailleurs pas tellement novateur. Les bijoux de famille se transmettant de génération en génération fonctionnent sur le même système de recyclage.

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