Quand la Fashion Week go green
2021-03-29

Quand la Fashion Week go green

La Fashion Week parisienne automne-hiver 2021-2022 s’est déroulée dans un contexte exceptionnel. Celui de la pandémie mondiale qui nous confine et nous déconfine en boucle. Mais cette situation a rendu l’évènement moins polluant, principalement grâce à son déroulement digital. Les efforts mis en place par certains créateurs pour proposer des pièces plus éthiques ont également rendu la Fashion Week plus verte. 

La digitalisation des défilés a non seulement permis à la planète de souffler un grand coup, mais elle n’a de plus pas empêché les créateurs de proposer des silhouettes plus sensationnelles les unes que les autres, en toute créativité. Le spectacle a donc été apprécié malgré la barrière de l’écran et les nombreuses réunions Zoom. Notamment pour la Fashion Week de Paris, capitale de la mode. Miu Miu par exemple a réalisé un film sur des pistes enneigées italiennes. Collina Strada a fait de ses mannequins des êtres tout droit sortis des romans Animorphs via un procédé numérique. Roger Vivier a fait revivre des icônes comme Marilyn Monroe, Grace Kelly, Josephine Baker ou encore Edith Piaf. Bref, l’imagination ne leur a pas manqué pour faire de la Fashion Week AH 21-22 un cru mémorable.

Ce qui sera mémorable également, c’est la pollution qui aura été évitée cette année. Tout d’abord, les décors des podiums sont peu écologiques. De leur conception, avec des matériaux pas forcément naturels, à ce qu’ils deviennent à la fin du défilé, car pas toujours recyclables. Une grande quantité de CO2 est également dégagée par les transports. Mais pour cette édition les journalistes, photographes, et invités n’ont pas eu à se déplacer. Il n’y avait pas non plus de blogueurs et d’influenceurs pour prendre des stories qui pourraient pousser à la consommation de produits mode.

L’engagement des créateur-ice-s

En dehors du contexte sanitaire, certaines ont choisi de réduire leur impact environnemental. C’est le cas de Gabriela Hearst pour Chloé. Dans les rues d’un Paris plongé dans la nuit, ce sont des tenues sans viscose ni polyester qu’ont arboré les modèles. Cachemire et denims recyclés, soie biologique, et pièces issues de manufactures équitables ont également fait sensation. Marine Serre quant à elle a voulu inspirer l’éco-futurisme en utilisant des matières recyclées. Le lin et le jersey ont également été mis à l’honneur dans sa collection.

Pour ce qui est de la Fashion Week de Londres, Edward Crutchley a mis en avant ses convictions environnementales. Il a entre autres utilisé de la laine trempée dans une rivière et du polyester recyclé. Le designer se montre par ailleurs transparent. Kee Kim, qui a inauguré son premier défilé à la Fashion Week de New York s’est servi des tissus invendus d’un fournisseur coréen. La semaine de la mode a cependant un goût particulier à Copenhague. Avec son objectif de conversion des marques au développement durable et son envie de devenir zéro déchet, elle est définitivement la plus verte. Peu étonnant que Samsøe & Samsøe y ai proposé une collection faite avec 75,5% de matériaux durables.

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