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Green Me de Kiko, des cosmétiques vraiment verts ?

Green Me de Kiko, des cosmétiques vraiment verts ?

La collection cosmétique Green Me par la marque Kiko a été lancée en 2019. Une collection se voulant écoresponsable. Elle a été alimentée en nouveaux produits en 2020. Nous avons donc analysé pour vous la composition de leurs produits afin de s’assurer de l’honnêteté de leur démarche. Soins visage, makeup, et même accessoires ont été passés au crible.

Les soins visages

Commençons par noter que les emballages des soins sont en carton fait de résidus organiques de café et d’agrumes, de bois et de plastique recyclable. Les cosmétiques sont également fabriqués en Italie, en sachant que Kiko est une marque italienne. Un bon point.

La « Green Me Face Cream » est décrite comme une crème ultra légère à base d’eau. Elle est végan et contient 97 % d’ingrédients issus de matières premières d’origine naturelle. Cette crème coûte moins de 15 euros.

Tout d’abord, l’eau est effectivement le composant premier. En second on trouve un émollient, le stéarate d’éthylhexyle. Lui aussi est d’origine naturelle et va hydrater et lisser la peau. Ce sont à peu près les mêmes propriétés que celui de l’alcool cétostéarylique, juste derrière. Il est d’ailleurs couramment utilisé dans les cosmétiques naturels. L’acide sorbique, un conservateur, est également d’origine naturelle. Et globalement tous les ingrédients le sont bien.

Le phénoxyéthanol en revanche, un autre conservateur utilisé, est issu de la pétrochimie et est susceptible de causer des irritations car est un allergène reconnu. Le disodium edta, lui aussi un conservateur, est très utilisé dans les cosmétiques à base d’eau. Mais il est assez décrié pour ses conséquences environnementales. Il y a également du parfum dans la composition. Mais son odeur est très appréciée par les utilisateurs.

Le « Green Me Facial Cleansing Bar » est décrit comme un savon doux pour le visage. Ici aussi le produit est végan et le taux d’ingrédients issus de matières premières d’origine naturelle monte à 98%. Il est à moins de 6 euros et apparemment très apprécié des peaux grasses.

Le savon contient en premier lieu de l’huile d’olive saponifiée, de l’huile de coco saponifiée, de l’eau, et de la glycérine. Jusqu’ici rien d’anormal. On y trouvera aussi un tensioactif doux (les tensioactifs sont tout de même de la famille des détergents), du karité, des extraits de feuilles de thé, de l’acide citrique (notamment présente dans le citron), du sel… Le tetrasodium glutamate diacetate lui sert à la conservation mais est bien d’origine végétale et même biodégradable.

On trouve également quelques ingrédients allergènes mais tout de même naturels comme l’hexyl cinnamal qui doit en l’occurence faire office de parfum et est naturellement présent dans la camomille, le limonene et le citral qui se trouvent dans l’écorce d’agrume, et le linalol qui se retrouve dans les huiles essentielles. Le butylphenil methylpropional quant à lui est un parfum mais se trouve tout en bas de la compo.

Le maquillage

Les emballages des produits de makeup sont des étuis en carton de résidus d’agrumes, des trousses en bioplastique, et les détails sont en bois et en carton. Le maquillage est aussi fait en Italie. Des éléments qui jouent pour l’instant en faveur de la gamme.

Le « Green Me Volume Mascara », dit mascara volumateur extrême, coûte moins de 11 euros et sa facilité d’application est très appréciée. 99% de ses ingrédients sont issus de matières premières d’origine naturelle.

On retrouve dans la composition : de l’eau en ingrédient principal, de la cire d’abeille, du beurre de karité, un agent de conditionnement végétal, une huile de polyester d’origine végétale, de la cire de carnauba (palmier), de la glycérine, un agent émulsifiant dérivé du sucre, un alcool gras dérivé d’acides végétaux, un co-émulsifiant issu d’huiles végétales, du ferment de radis, de la fécule de maïs, de la gomme xanthane (issue de la fermentation du sucre), de l’arginine (acide aminé), un agent de parfumage notamment présent dans les roses et les levures, des extraits d’algue rouge, et un colorant noir d’origine minérale.

L’ombre au tableau est malheureusement le phénoxyéthanol, ce conservateur issu du pétrole qui empêche le mascara d’atteindre une composition 100 % d’origine naturelle.

La « Green Me Bb Cream » est décrite comme une crème teintée hydratante au fini naturel. Elle est végan mais 90% de ses ingrédients sont issus de matières premières d’origine naturelle. Moins donc que pour les précédents produits cités. Il est également regrettable qu’il y ait peu de choix dans les teintes. Elle coûte en revanche moins de 11 euros.

La bb crème contient de l’eau, un rehausseur de texture que l’on trouve dans l’huile de géraniums, un alcool organique, du jus de feuilles d’aloe vera, des minéraux, du squalane (on en trouve notamment dans notre sébum), du sel de potassium, un émulsifiant issu de matières grasses végétales, une combinaison d’huiles naturelles, de la glycérine, un alcool gras (origine naturelle)…

Continuons dans l’ordre : un agent absorbant d’origine minérale, du phénoxyéthanol et cette fois beaucoup plus haut dans la composition, un autre conservateur trouvé à l’état naturel dans le Sorbier, du sel de sodium, un stabilisateur d’origine chimique, un polymère synthétique, une huile minérale (origine synthétique), du sel d’acide hyaluronique, de la vitamine E, de la soude caustique (minéral, très chimique), d’un agent émulsifiant et tensioactif (pour répartition uniforme) décrié et interdit en bio, d’acide citrique, et d’un énième conservateur (le benzoate de sodium).

La Bb Crème a donc une composition moins clean que le mascara, avec du phénoxyéthanol plus haut placé dans la composition et d’autres ingrédients issus du raffinage du pétrole comme l’huile minérale.

Le « Green Me Blush » est un blush compact végan à « l’effet naturel ». 94% de ses ingrédients sont issus de matières premières d’origine naturelle et son prix s’élève à moins de 10 euros.

Dans ce blush on retrouve du talc, des minéraux, de l’amidon de riz, un émollient pouvant être dérivé de l’huile de palme, de l’huile de colza, un anti agglomérant compatible au bio, du phénoxyéthanol, un excipient dérivé d’acide laurique (contenue dans la noix de coco), de l’huile de graines de coton, de l’huile d’avocat, de l’huile d’argan bio, du parfum, un conservateur d’origine synthétique, de l’acide gras insaturé, un antioxydant, du dioxyde d’étain, et des acides gras.

Sur la fiche du produit, Kiko vante son huile d’argan bio, et celles de graines de coton et d’avocat. Mais elles arrivent plus bas dans la composition que le phénoxyéthanol. L’huile de colza n’est pas non plus mise en avant bien qu’elle soit plus présente que les autres. Peut-être car bien que végétale sa production de masse pour les agrocarburants notamment ne représente pas vraiment un cadeau pour l’environnement. Le pourcentage d’ingrédient naturel doit tout de même être respecté.

Les accessoires de soin et makeup

La « Green Me Konjac Sponge »

L’éponge en konjac est exfoliante et nettoyante et est à moins de 6 euros. Le konjac est une plante qui pousse en Asie. Son éponge évite l’utilisation de cotons et est donc écologique. Elle est également biodégradable et nettoie tous les types de peaux sans les agresser. Elle resserre aussi les pores.

La « Green Me Powder Brush »

Ce pinceau est labellisé végan car réalisé en fibres naturelles de noix de coco recyclées et synthétiques. Son manche est en bambou. Une plante qui restaure les sols mais peu également participer à la déforestation lorsqu’elle est cultivée intensivement et nécessite de raser des forêts entières. Une interrogation s’impose tout de même sur la composition de la partie dorée du manche. Il coûte un peu moins de 14 euros.

En bref

La gamme Green Me propose une majorité de produits végans à plus de 90% d’ingrédients d’origine naturelle. On retrouve d’ailleurs souvent l’eau et les huiles naturelles dans les compositions. Petit bémol pour le phénoxyéthanol dont la marque a eu du mal à se passer, les abus de conservateurs, et autres ingrédients issus de la pétrochimie, synthétiques et minéraux. Il est également dommage que la fiche des ingrédients soit facile à trouver pour chaque produit mais soit très peu évocatrice car les noms employés sont assez barbares et nécessitent « une traduction ». Il est également dommage pour les ingrédients pouvant être naturels ou synthétiques que l’origine ne soit pas précisée. Ce qui laisse place aux suppositions.

Les prix sont en tous cas très accessibles, ce qui donne plus facilement accès au consommateur à des produits écoresponsables. Des promotions sont d’ailleurs régulièrement disponibles. Les emballages bien pensés et la fabrication en Italie sont également des points forts de la gamme Green Me.

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