« La fripe c’est chic » sur Arte : les 5 étapes du recyclage des vêtements
2021-04-07

« La fripe c’est chic » sur Arte : les 5 étapes du recyclage des vêtements

Récemment, Arte a dévoilé un nouveau reportage dédié à la mode. Après un documentaire sur la fast fashion, le média s’est attaqué au sujet des fripes. « La fripe c’est chic » nous apprend notamment les différentes étapes du recyclage des vêtements avant de finir en friperie. Des étapes que nous avons récapitulées pour vous.

1 – Le don

Selon les chiffres du documentaire, chaque année des millions de tonnes de vieux habits finissent dans des conteneurs à vêtements. Ils sont par ailleurs nombreux en France, et Envoyé Spécial avait dédié une partie de son reportage « Recyclage des vêtements : De l’or dans nos armoires » à ceux-ci. La première étape du recyclage de nos textiles usagés passe par les dons dans ces conteneurs qui, s’ils ne finissent pas pour leur majorité en association caritative (10% sont concernés), participeront au marché de la seconde main.

2 – Le tri

Face à l’émergence de la mode jetable, les organismes de tri ont d’autant plus de travail. Premièrement car de plus en plus de vêtements sont donnés, parfois même encore neufs, et deuxièmement car ils sont de piètre qualité. La sélection se fait donc en deux catégories distinctes : les textiles pouvant être gardés en l’état, et ceux pouvant seulement faire office de matière première. Les vêtements exploitables en tant que tels se font par ailleurs plus rares qu’auparavant.

3 – L’exportation

Les organismes de tri exportent la plupart de leurs vêtements en Afrique où une seconde vie les attendent. Lomé, la capitale du Togo, est le chef lieu des fripes. Le pays importerait à lui seul plus de 50 millions d’euros de vieux textiles. Là-bas, le commerce d’habits usagés est lucratif. Mais en Afrique, la mode est plutôt à la seconde main récente qu’au vintage, contrairement à l’Europe. Un tiers des vêtements jetés dans le monde y sont exportés. De l’emploi est par conséquent créé. Les dénicheurs par exemple se chargent d’évaluer la qualité des textiles avant de peut-être repartir en Europe.

4 – La retouche

Bien que préalablement triés, les habits ont parfois besoin de quelques retouches. Qu’elles soient faites sur place ou ailleurs, le processus est le même. On recoud des poches, on rajoute des patchs… « Le business du vintage vient un peu sauver cette surproduction » raconte Amah, qui fait reprendre les pièces de sa friperie parisienne au Togo. Le designer revalorise par exemple de vieux bleus de travail qui feront plus tard sensation en boutique. Un client dira même : « les déchets des uns sont les trésors des autres ».

5 – La vente

C’est bien sûr en magasin que les textiles finiront leur périple avant un dernier stop dans nos armoires. Il n’y a pas de saisons dans le vintage. Ce n’est donc pas en temps que collections printemps-été ou automne-hiver que vous retrouverez ces textiles au départ déposés dans des conteneurs. Pourtant le prix lui, sera abordable, comme dans les enseignes de fast-fashion. Le vêtement aura pourtant lui aussi donné du travail à de petites mains, et dans de meilleures conditions. Comme l’a si bien dit Yves Saint Laurent : « Les modes passent, le style est éternel, la mode est futile, le style pas ». Il y a donc tout intérêt à shopper vintage en friperie.

Documentaire Arte à visionner par ici !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

un × 5 =