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C’est quoi le problème avec les emballages cosmétiques ?

C’est quoi le problème avec les emballages cosmétiques ?

La cosmétique est le fleuron de l’économie française derrière l’aéronautique selon SIS International, mais les abus d’emballage et de plastique en font une industrie très polluante. D’après les chiffres des Échos, 11 millions de tonnes de plastique sont déversés dans les océans chaque année. Pour limiter les dégâts, un virage écologique est donc à opérer de la part de l’industrie majeure qu’est la cosmétique.

Si la majorité des emballages de cosmétiques sont en plastique, c’est entre autre pour le faible coût de production qu’elle engendre, mais aussi pour sa légèreté et son incassabilité. Ses atouts de conservation et sa matière propice à l’intégration d’un packaging en ont également fait le chouchou des marques pendant des années. Aussi, les abus de packaging sont courants et ceux des parfums en sont un exemple probant : le flacon en verre est emballé dans un carton puis ensuite recouvert d’un film plastique. Résultat : trois types d’emballage pour un seul et même produit. Et ce procédé de couches de matériaux est utilisé pour d’autres produits comme, entre autres, les pots de crème hydratante ou les dentifrices.

Le suremballage et le plastique sont donc sur tous les fronts, autant dans les supermarchés que les produits de luxe. Les rebords de votre douche ou de votre lavabo sont d’ailleurs probablement ornés de flacons en plastique. Le Parisien révèle par ailleurs que seulement 44 % des plastiques de nos salles de bain sont recyclés, contre 71 % pour ceux de la cuisine. Pourquoi ? Car les plastiques utilisés en cosmétiques ne sont pas toujours recyclables et parfois non triés par certains consommateurs.

Des alternatives écologiques

Heureusement, il existe différentes alternatives au plastique « classique ». Tout d’abord, il y a bien sûr le plastique recyclé. Ce qui évite la création de nouveau plastique et donc correspond en quelque sorte à de l’upcycling de déchets. Mais ce n’est pas une solution viable sur le long terme car, comme indiqué sur le site du Ministère de la Transition Écologique, le plastique n’est pas recyclable à l’infini. Il existe cependant des plastiques biodégradables ou compostables composés de matières végétales. Ceux-ci se décomposent eux-mêmes. Leur coût est également bien différent du plastique habituel. Il serait 2 à 3 fois plus cher selon Sciences et Avenir. Un élément qui freine son développement. Et la biodégradation en milieu marin n’est pas encore des plus effectives.

Le mieux reste encore de se passer du plastique. Des efforts ont notamment été fournis avec le verre, bien que plus cher à produire que le plastique classique. Sa fabrication est peu polluante et il est recyclable à l’infini et réutilisable. Et pour le rendre plus léger, un système d’affinage a été mis en place par certaines marques comme Guerlain d’après l’Express. Mais la solution de loin la plus écologique réside en les produits solides. Car qui dit produit solide, dit pas d’emballage nécessaire. De plus, nombreux sont les cosmétiques existant sous forme solide. Shampooing, gel douche, dentifrice, déodorant… De nombreuses marques écoresponsables en proposent, mais il est également possible de les faire soi-même. À noter que ce genre de produits commence à se faire une place dans nos supermarchés. DOP par exemple propose des shampooings solides à l’œuf sans sulfate ni silicone. Un bon début.

De belles initiatives

Les marques de cosmétiques ne sont pas les seules à mettre en place des initiatives pour minimiser les déchets qu’elles engendrent. En Australie par exemple, des bouteilles de shampooing ont été recyclées en prothèses de bras en 3D par l’entrepreneur Bernie Craven. La chaîne Sephora quant à elle a misé sur des réductions pour les clients rapportant leurs flacons de parfum vides. Le verre récupéré a notamment été réutilisé pour des bandes routières. L’année dernière le créateur Tom Ford a également dévoilé une montre faite de plastique recyclé. Le modèle s’appelle « Ocean Plastic ».

Une dernière pour la route avec LanzaTech et Total ayant aidé L’Oréal à produire un flacon issu des émissions en carbone industrielles en 2020. Lanzatech capte les émissions, Total les transforme, et L’Oréal les utilise. Autant d’initiatives qui marquent un tournant dans l’écoresponsabilité du monde de la cosmétique et de ceux qui la consomment.

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