L’écolo parfaite n’existe pas
2021-04-20

L’écolo parfaite n’existe pas

Les expressions « charge environnementale » et « burn out vert » sont de plus en plus communes. La prise de conscience de l’urgence climatique peut entraîner une forme de pression. Une charge mentale supplémentaire, et particulièrement chez les femmes. Nous ne pouvons pourtant pas toutes être des Greta Thunberg de l’écologie au quotidien. 

La conscientisation écologique apporte son lot d’inquiétudes et parfois même une charge pesante. Cependant, cette pression toucherait majoritairement les femmes. Ce sentiment de culpabilité prédominant chez la gente féminine est en partie dû aux injonctions sociales. Un sondage Ifop révèle par ailleurs que 73% des femmes disent en faire plus au sein du foyer que leur conjoint. La plupart du temps, la majorité des tâches ménagères sont encore et toujours réservées aux femmes.

Choisir les bons produits pour la famille est donc entre nos mains, mais famille ou pas, l’impression de ne pas en faire assez ou assez bien peut nous angoisser. Une étude américaine a en outre démontré que la plupart des gestes écoresponsables étaient perçus comme féminins. Si la majorité des hommes préfèrent continuer d’adopter un mode de vie « normal » pour préserver leur virilité, la charge mentale n’en devient que plus grande pour les femmes.

L’importance de l’intention

L’intention ne doit tout de même pas être sous-estimée. C’est à dire l’ensemble des réflexions qui nous mènent à l’action. Avant de devenir écolo, vous êtes sûrement passée par le chemin de la documentation, de l’apprentissage. En cela réside déjà la marque d’une volonté de bien faire. Que ce soit via des articles, des reportages, des documentaires… Vous avez souhaité en savoir plus afin de pouvoir, de votre côté, savoir quoi faire.

L’imperfection dans la réalisation de ce dessein a en réalité peu d’importance. Faire quelque chose, c’est déjà s’impliquer pour la cause. Il serait si facile d’ignorer le problème et poursuivre le cours de sa vie comme si de rien n’était. Que ce soit faire ses courses avec un tote bag, utiliser une gourde, ou porter des pulls en coton bio. Chaque geste a sa valeur et son utilité.

L’impact des petits gestes

Acheter en friperies met le holà à la surproduction de vêtements. Privilégier les pièces en matières naturelles limite la pollution plastique. Faire des emplettes sur les plateformes de seconde main favorise l’économie circulaire. En parler autour de vous sensibilise à la cause… Il existe énormément de façons de faire des efforts pour l’environnement, chacun à son échelle.

Peu importe que vous n’ayez pas passer tous les caps possibles et imaginables comme arrêter de manger de la viande ou de prendre la voiture. Ou même qu’il vous arrive encore de craquer pour un petit haut en solde chez Zara. Chacun fait au mieux. Le plus important reste d’avoir pris conscience de l’enjeu écologique et de s’investir régulièrement pour participer à l’évolution de nos modes de vie et de consommation, et cela de la façon qu’il vous plaira. Le parfait écolo n’existe pas.

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