10 questions à se poser avant d’acheter
2021-04-14

10 questions à se poser avant d’acheter

On a tous été au moins une fois victime d’un achat compulsif, tout comme on a tous acheté de la fast fashion. Cela ne fait pas de nous de mauvaises personnes. Cependant, il y a des techniques pour consommer plus raisonné. Notamment des questions à se poser. En voilà 10 qui vous permettront de déterminer si votre achat est vraiment nécessaire et/ou éthique

D’où viennent les matières premières ?

Le lieu de production des matières premières informe à la fois sur l’éthique environnementale et sociale. Prenons l’exemple du coton du Pendjab, en Inde. En 2018, franceinfo révélait sa face cachée. Si l’Inde est le premier producteur de coton, la manière dont il est cultivé mérite également le haut du classement en terme d’utilisation de pesticides, pour certains interdits en Europe. Les cas de cancers se multiplient donc dans la région, notamment à cause des métaux lourds libérés dans l’air. Les conséquences sont de ce fait également environnementales.

Où est-ce fabriqué ?

Le lieu de fabrication d’un vêtement peut aussi en dire long sur les conditions de fabrication. On se souvient par exemple de l’effondrement du Rana Plaza au Bengladesh en 2013. Un immeuble où des ouvriers travaillaient en sous-traitance pour de nombreuses marques de fast fashion. 1 100 d’entre eux ont péri dans la catastrophe.

Que vaut l’éthique de la marque ?

Une marque, en dehors de l’image qu’elle s’est créée et des modèles qu’elle propose, peut être à l’exact opposé de ce qu’est l’éthique. En se questionnant sur celle-ci, on pourrait découvrir qu’elle fait partie des marques répertoriées comme participant à l’exploitation des Ouïghours. Qu’elle fait de la contrefaçon. Ou bien qu’elle n’est pas inclusive. Qu’elle a fait de l’appropriation culturelle. Ou encore qu’elle ne fournit aucun effort environnemental…

Quelle est la composition ?

Les matières comme la viscose et le polyamide se sont démocratisées grâce à leur faible coût de fabrication. L’une est synthétique et l’autre issue de la pétrochimie. Elles ne sont donc pas écologiques. Le coton non biologique pose également problème comme évoqué avec le cas du Pendjab. On préfèrera les matières naturelles comme le lin, peu gourmand en eau, en engrais, et en pesticide. Pour en savoir plus sur les matières c’est par ici.

Le produit a-t-il une certification éthique ?

Une certification responsable indique les engagements mis en place pour la conception du vêtement. Il en existe des plus ou moins fiables, bien qu’il puisse n’y en avoir aucune. Parmi celles auxquelles se fier : GOTS, Cradle to Cradle, Fair Trade, Responsible Wool Standard… Les certifications peuvent confirmer, entre autres, qu’un produit est bio, qu’il encourage l’économie circulaire ou que les droits des travailleurs sont respectés.

Y a-t-il un équivalent de seconde main ? 

Craquer sur une pièce neuve n’a rien de mal, mais il existe probablement un équivalent voire le modèle exact en seconde main. Faire un tour sur CrushON, Vinted, Depop, ou Vestiaire Collective avant de sauter le cap de l’achat pourrait permettre d’économiser et faire un achat plus responsable. La mode est au vintage, il est donc également probable de trouver son bonheur en friperie.

Vais-je le porter ?

Nos coups de coeurs sont parfois quelque peu éphémères. Avant de passer en caisse, il est donc important de se demander si l’on va vraiment porter ce vêtement. Si, par exemple, on ne voit pas de réelle occasion de le mettre, ou de pièces avec lesquelles l’associer, il est probable qu’on ne le mette jamais. Pour en être certain mieux vaut, quand c’est possible, passer en cabine d’essayage.

Ai-je déjà une pièce similaire ? 

On a tous nos pièces fétiches. Que ce soit les chemises, les sneakers, les sacs à main… Mais est-ce vraiment utile d’en avoir beaucoup ? Si vous avez déjà un vêtement ou accessoire très ressemblant à celui qui vous fait de l’oeil, ce n’est peut-être pas si nécessaire de l’acheter. Surtout s’il est toujours en bon état. Cela pourrait justement être une bonne excuse pour customiser celui déjà possédé.

Est-ce un besoin immédiat ? 

L’envie et la hâte d’accueillir un nouveau vêtement dans votre armoire sont compréhensibles, mais à moins que la rupture de stock soit imminente, il n’y a pas d’urgence à se décider. Sauf si évidemment, il s’agit de quelque chose dont vous avez besoin dans l’immédiat. Les besoins immédiats sont tout de même assez rares en terme de mode, sauf invitation de dernière minute à un mariage à thème.

La qualité est-elle bonne ?

Consommer durable passe par des achats de qualité. Plus la qualité est bonne, plus le vêtement a des chances de durer dans le temps et donc d’être en accord avec les principes de la slow fashion. C’est aussi le meilleur moyen de rentabiliser l’argent investi dans la pièce choisie. Il existe des matières plus nobles et plus résistantes que d’autres. Encore une fois, on n’hésite pas à regarder l’étiquette.

Friendly reminder : ne culpabilisez pas si vous craquez sur une pièce de fast-fashion, la perfection responsable n’existe pas.

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